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Caroline Pont
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Chère planète Terre,

Cette lettre que je t’adresse me semble adaptée par les temps qui courent. Je voudrais t’exprimer tout ce que je ressens à travers ces quelques lignes.

Le premier mot qui me vient à l’esprit est pardon. Je te demande pardon. Pardonne-moi. Pardonne-nous. Je sais que le pardon est sacré, et qu’il est dur à accorder. Je n’attends pas que tu pardonnes toutes nos fautes, mais au moins sache que je suis sincèrement désolée. Je m’excuse de la part de notre humanité, qui a englouti tes précieuses ressources en quelques siècles. Je m’excuse de notre comportement humain, qui a conduit au dépérissement de ta mystérieuse beauté, à l’extinction de ton être et à l’anéantissement de ton âme. Je m’excuse des fumées mortelles, des gaz à effets de serre, des nuages de fumée, du carburant qui envahit tes cieux.

Je te prie d’accepter mes plus plates excuses pour le plastique, le métal, le verre et autres matériaux qui ancrent tes vertes prairies pour des milliers d’années. Je te prie de nous absoudre des filets, des déchets, du mercure qui sont secoués par les flots dans toutes les sources du monde. Je me soumets à ton pardon pour l’extrême exploitation que nous faisons de tes terres, de ces êtres enchanteurs qui contribuent à l’air que nous respirons, des pratiques mortelles qui, non seulement diminuent, mais déciment tes terres et défient le cycle naturel du recommencement.

Pardonne-nous pour la destruction des milliards d’êtres vivants que nous considérons inférieurs à notre race humaine, pour l’unique raison qu’ils existent sur une vibration qui diffère de la nôtre ; qui gazouillent lorsque nous soliloquons, galopent lorsque nous cheminons, sanglotent lorsque nous pleurons. Ces êtres venus au monde du mauvais côté ont perdu d’avance la bataille de leur vie. Ces êtres vivants qui sont maltraités, tués, pelés, dépiautés, écaillés, dépecés, écorchés ; dont les membres sont estropiés, les cornes pilonnées, les défenses braconnées. Ils endurent ces absurdités répétées à l’infini que nous considérons comme indispensables à notre existence depuis les débuts de notre civilisation. Et je sens au plus profond de mon être que tu expérimentes chaque larme de leur souffrance.

Je ne te demande pas de comprendre. Essayer de comprendre n’a plus d’importance. Je sais que ton pardon est vain. Mes frères et sœurs se sont perdus sur le chemin de la sérénité et du contentement, s’enrichissant en toute vacuité tout en se soustrayant à la poursuite de notre paix intérieure et de notre harmonie. La destruction de nos semblables créatures, l’utilisation intensive d’un morceau de monde qui n’en sera bientôt plus un, participent à la barbarie qui a mené à notre perte.

J’admets aussi avoir moi-même participé à ce gâchis et cette mascarade qui ont conduit à ta déchéance. Du haut de mes 31 ans, je réalise soudainement que toute vie rescelle la plus grande importance et qu’aucun pouvoir ou aucune loi humaine ne peut justifier ces actes malveillants. Chaque vie est un cadeau, et chaque perle de temps passée en ta compagnie est un trésor.

La Terre léguée par nos ancêtres reptiles n’est plus, et celle que nous léguerons à nos innocents successeurs ne supportera pas une seconde autodestruction. Le sablier du temps arrive au bout de son ère.

Je perçois que notre créateur naturel ne laissera pas ces actes innommables sans conséquence. Je ressens au tréfonds de mon âme chaque larme de ta souffrance. Mon cœur gémit d’agonie et mes yeux scintillent de chagrin. Pourquoi cela doit-il être ainsi ?

Cette lettre est mon sermon. Je te promets de vivre une vie en harmonie avec Mère Nature, de supprimer mon impact sur ton royaume, et de guider mes congénères dans cette manœuvre infatigable et perpétuelle jusqu’à mon dernier battement de cœur.

Puisses-tu à nouveau naître, respirer, vivre, t’éveiller. Puisses-tu ressentir un renouvellement extraordinaire et infini jusqu’à la fin des temps.

Caroline, 29/07/2020

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